Menu du site

 

Accueil

 
Membres
Maisons Familiales
Entre nous...
Liste de diffusion
 
 
 


 

Me contacter
  Document sans titre
     
  père : Bernard mère : Jacquette de Cadolle      
 

Achille de Boysson

Maire de Doyssac

 

28 juillet 1778 - 13 mars 1855

 

  conjoint :Judith de La Verrie-Vivant  
 

 

Charles, Thérèse, Achille est né à Cahors le 28 juillet 1778. Il eut pour parrain Charles de Franihac, représenté par Edmond Dolvès, laquais, et pour marraine Thérèse de La Musinière, habitant Sommières, repésentée par Marie Blondeau, femme de chambre.

D'où lui vient cet insolite prénom d'"Achille" ? Il semble que son père, féru d'Hellénisme et de musique, ait souhaité offrir à son dernier-né celui du héros d'"Iphigénie en Aulide". La tragédie de Gluck présentée devant la reine en 1775 remportait à l'époque un triomphal succés...

Achille perd sa mère à l'âge de quatre ans. Sa jeunesse , entre 11 et 21 ans, s'écoule pendant la période révolutionnaire. Selon une tradition ancienne, il aurait été confié aux heures difficiles, au gardien de l'ex-presbytère de Rampoux.

Sous l'identité de son frère Isaac Fortuné (décédé), Achille est arrêté le 17 Fructidor An VII ( 7 septembre 1799) chez Mme de Vielcastel à Vaizac, commune de Montplaisant, près de Belvès. Il était accompagné d'un autre jeune homme, Louis-Ferdinand Desplats, porteur de journaux séditieux.

Tous deux seront interrogés le 7 Vendémiaire An VIII (29 septembre 1799) par l'Administration Centrale du Lot. Le procés verbal donne un curieux aperçu de l'agitation qui fermentait alors dans le Sud-Ouest vers la fin du Directoire. Les questions sont précises, les réponses d'Achille et de Desplats paraissent habiles. L'enquête est manifestement menée sans hâte. Plus active, elle aurait facilement découvert la fausse identité d'Achille et la cachette de son frère Charles.

Achille se maria avec Judith de la Verrie-Vivant le 1er Frimaire An X (22 novembre 1801) à Rampoux. Communiqué à R.B. vers 1895 par Girard de Rampoux; l'acte de mariage dressé par Antoine Girard, maire, en présence de Boysson père, Fanny Boisson, Bourzolles, La Verrie, A. Baldy propriétaire à Rampoux, Pierre Lombiac propriétaire à Lavercantière.

Tous deux partirent vivre dans la propriété de Judith, Doyssac, en Dordogne, vers 1802.

C'est là que naîtront Zélia (1802), Marie (1804), Amédée (1806) et Ulysse (1812)

Quelques années plus tard, son frère Amédé installe sa famille au Trouillol, près de siorac, non loin d'eux. Cette proximité, l'affection qui unit les deux frères, placeront Achille dans une situation délicate lors du conflit qui opposera Amédée à son père. Il semble cependant ne s'être jamais départi de son devoir de déférence filiale.

Homme de grande taille, maigre, légèrement voûté, Achille était conscient de sa formation insuffisante, peu sûr de lui, et éminemment influençable. Il fut dominé par sa femme, plus intelligente que lui, dit-on, et aussi, moins heureusement, par son frère Amédée.

Il se comporta en homme prudent, ménager de ses deniers, certainement travailleur mais sensible aux belles paroles et ébloui par le faste. Son existence est ainsi marquée de contradictions et de décisions contestables.

Achille occupa un poste de percepteur à Daglan et fut longtemps maire de Doyssac.

Dans les premières années de leur mariage, ils surent mener à bien, en harmonie avec leurs frères et soeurs, les partages de succession de leurs parents respectifs.

Plus tard, vers 1820, ils eurent à prendre de graves décisions concernant le vieux Doyssac. Ces bâtiments, construits à la fin du XVIe siècle, étaient restés inhabités tout au long du XVIIIe siècle. Conçus pour un mode de vie déjà révolu, ils étaient incommodes et délabrés, certains menaçaient ruine.

Après trente années d'angoisse et de privations, Achille et Judith aspiraient à une vie plus façile et plus aisée. Ils se trouvaient devant un dilemme: soit réparer et transformer certains des batiments anciens, soit les démolir tous et reconstruire en surplomb un bâtiment neuf sur le plateau. Au point de vue économique, la comparaison des coûts était incertaine. Mais il est toujours plus aisé de chiffrer des démolution et constructions neuves que des réparations.

Restait le caractère sentimental et esthétique de ces vieilles pierres. Les enfants d'Achille et de Judith, la famille de Judith y étaient fortement attachés. Amédée, homme du "siècle des lumières", ne pouvait quant à lui, souffrir la vue de ces vestiges croulants de l'obscurantisme. Il usa de toute son influence en faveur de leur démolition.

La décision fut prise de raser. La demeure bâtie se présente comme une construction vaste et confortable "dans le style sobre et classique" de l'époque.

 

En Juillet 1830, les sentiments légitimistes prêtés à Achille, sa position de maire lui attirèrent de sérieux ennuis. Finalement, un certificat de civisme signé par son conseil municipal entier le tira d'affaire.

Ses convictions religieuses n'avaient peut-être pas toute la chaleur de ses opinions politiques, mais son épouse veillait. Si l'on en croit la tradition, ses amis et homologues qu'il conviait parfois à déjeuner le Dimanche, n'étaient admis à la table familiale, par la maîtresse de maison, qu'après avoir dûment assisté à l'office du matin en l'église de Doyssac.

De 1831 à 1844, Judith et Achille eurent à régler deux graves litiges remontant au siècle précédent: le règlement de la créance St Loubert-Bié et le solde de la vente de Panjas. Ces deux curieuses affaires, pour lesquelles Achille eut la sagesse de s'en remettre à son fils Amédée, méritent d'être contées.
Saint Loubert-Bié
Les héritiers d'Antoine de La Verrie ont été condamnés en 1831 puis en 1833, à régler avec les intérêts, un engagement souscrit par leur père auprès de M. Saint Loubert-Bié en mai 1789. La dette, d'un montant initial de 24 000£, était restée longtemps en sommeil, sinon tombée dans l'oubli. Le remboursement fixé par le tribunal s'éleva, avec frais et intérêts, au montant considérable de 53 000£. Il en résulta un inextricable enchevêtrement de dettes d'hypothèques et de garanties réciproques qu'Amédée, jeune aocat, fut chargé de démêler. L'affaire ne fut terminée qu'en 1842.
 
Fanjas

Jeanne de Vincens, mère d'Antoine de La Verrie, avait vendu, en 1757, à son régisseur, Antoine Baylac, pour 77 000£ la terre de Panjas, en Armagnac, très ancien héritage des Vivant et des Pardaillan. L'acquéreur n'avait pu régler qu'une partie du prix fixé. D'où procès en 1775, au Sénéchal de Lectour, puis, en 1779, au Parlement de Toulouse, expertise et contre-expertise interrompues en 1789 "par les évènements". La procédure est reprise en 1817. Recherche d'héritiers, nouvelle expertise. L'expert dépose ses conclusion en ... 1832 ! Réticence des héritiers qui réclament le bénéfice d'inventaire. Amédée intervient à la demande de son père et des La Verrie, crée un climat de confiance et de compréhension, et dépose des conclusions qui permettront d'aboutir à un jugement, à Agen, le 22 Août 1839. Les héritiers de Jeanne de Vincens se partageront 30 000£ dont il conviendra de déduire une partie des frais. L'affaire aura duré 82 ans.

 

Achille et Judith reportaient tous leurs soins sur l'éducation de leurs enfants. les deux filles avaient été élevées à Doyssac; elles furent confiées à une gouvernante, Melle de Bessou, fille ruinée d'anciens émigrés, parents de Judith.

En dépit de leurs différences de caractère, Achille et Judith formaient un ménage uni. C'est en bonne association qu'ils surent, tout compte fait, sagement gérer leur patrimoine. On leur a reproché le mariage malheureux de leur fille Zélie. Le mariage de Marie a été, en revanche, heureux.

Les deux époux menèrent à la fin de leur vie une existence des plus retirées.

Achille mourut à Doyssac quelques mois après son épouse, le 13 mars 1855. Il repose dans le cimetière de Doyssac

 
Plaque ouest du monument

 

Ici reposent dans la paix du Seigneur
Charles Thérèse Achille

Judith Damaris Charlotte

de BOYSSON
de La VERRIE de VIVANS
Né à Cahors
Née à Doyssac
Le 27 juillet 1778
Le 16 mars 1778
Décédé à Doyssac
Décédée à Doyssac
Le 13 Mars 1855
Le 15 Octobre 1854

 

Mariés à Rampoux le 22 Novembre 1801. Ils vécurent ensemble plus de 50 ans donnant à tous l'exemple des plus grandes vertus religieuses et sociales et transmirent à leur fils la terre de Doyssac Patrimoine des Vivans.
Priez pour eux

 

 

 

frères et soeurs:

Amédée

Charles

Pauline

Françoise

Fortuné

 
 

enfants : Zélie, Marie et Amédée , Ulysse