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  père : Antoine de Boysson mère : Jeanne Delpech    
 

Jean de Boysson Delpech

juge royal à Cazals

 

3 août 1653 - 4 mars 1735

 

conjoint :

Françoise d'Issala

 
 

 

Jean est né le 3 août 1653 à Cahors.

Il est baptisé à N.D. des Soubirous à Cahors, le 16 aout. Son parrain, représenté par Jean Boysson, est Jean Lavaur (son oncle); sa marraine, représentée par Jeanne Boysson, sa tante Françoise Delpech.

Le 16 juillet 1673, il est reçu docteur en droit civil et canon à l'Université de Cahors, par Parniel, chancelier, Thomas Costa et Jacques Lacoste, antécesseurs. Ce succès ne saurait à vrai dire être considéré comme un exploit car l'Université de Cahors concédait ses diplomes avec la plus grande libéralité. Seule une certaine régularité dans les inscriptions était exigée. Il faut ajouter cependant que la Faculté de droit délivrait en moyenne chaque année 40 certificats de licence, et seulement 3 titres de docteur.

Jean figurera peu après parmi les avocats de Cahors, tout en assistant sa mère dans ses affaires juridiques et l'exploitation de ses domaines.

Jean est "Conseiller du Roi, son juge royal aux bastilles de Cazals" charge acquise avant 1692 (et estimée en 1771 à 900£).

Le fait qu'il ait reçu moins du dixième de la succession de son père explique qu'il ait dû borner ses ambitions à l'acquisition d'une judicature secondaire, qui ne sera qu'un complément de ses activités rurales.

Il semble que Jean se soit comporté en magistrat compétent et actif, et qu'il ait été appelé comme conseil ou comme arbitre bien au-delà de sa juridiction. Selon F. Auricoste ( Le pays de Cazals en Quercy), il assistait les communautés de Cazals et Marminiac dans leurs délibérations.

Jean épouse par contrat du 16 janvier 1693 Françoise d'Issala, à Boissière, près de Catus. Assistent au mariage Guillaume Issala, frère de la mariée, Louis Molinié, avocat, beau-frère du marié, et Pierre Escalié, son neveu. La mariée apporte 5000£ de dot. Jeanne Delpech donne à son fils le dommaine du repaire et la moitié du boriage de Rampoux, se réservanat toutefois l'usufruit de la moitié de cette donation.

Jean tenait aussi de son père le Mazet, près de Villefranche.

En 1707, Jean hérite de sa mère le complément du boriage de Rampoux, le moulin d'Agui et des terres à Gindou et Marguarit acquises en 1686 de Jacques Delort.

Le ménage connait plus d'aisance. Jean achète de nouveaux terrains, mais le couple habite encore Rampoux au mariage de leur fils Jean Isaac.

Jean connut de nombreux procès :

  • en 1710
  • en 1716 contre Me Dupuy, son beau frère (mari d'Isabeau) .
  • en 1717 contre sa soeur Françoise et Anne de [Verlain] et ses enfants .
  • de 1723 à 1726, il intente un procès aux héritiers du comte de Durfort-Boissières pour une obscure affaire de bornage .
  • conflit avec son neveu Jean de Boysson (fils d'Isaac de Boysson Gramon), à la suite d'un mémoire qu'il lui remit en 1726.  Il rappelait que la plupart des obligations cédées à feue Jeanne Delpech, sa mère, au titre de la transaction de 1665, demeuraient impayées. Le neveu opposa la prescription et menaça de se prévaloir de son privilège de président pour faire évoquer l'affaire au parlement de Toulouse (Archives R.B. à Masrobert). Jean, découragé, renonça à poursuivre.

Jean teste le 24 décembre 1708, puis le 24 Février 1725.

Il cède sa charge à son fils le 2 mars 1735 et meurt à Rampoux le 4 mars 1735, agé de près de 82 ans.

 

Dans son livre de raison, Jean-Isaac décrit ainsi son père :

il " était d'un caractère doux et tranquille, petit, mais dégagé et bien pris dans sa taille, et maigre. Il avait toujours été fort actif et laborieux... il n'avait pas été heureux dans sa vie à cause des traverses et chagrins qu'ils avait eus..."

Il rapport également ses derniers instants:

" Mon père n'avait point d'incommodité, quoique d'un âge avancé. La maladie lui vint le 25 février 1735, pour avoir été à Dégagnasès à pied, faire sa dévotion de carême. Il est parti sans rien dire à personne, parce que, à cause de son grand âge, on n'aurait pas permis qu'il y fut allé à pied. (6 kms de Rampoux).

Chaque jour plus incommodé et oppressé, il avait pris son mal avec beaucoup de patience résignation...

Le 2 mars, il a fait cession de son office de juge royal en ma faveur devant Rodes, notaire, et a reçu le Saint Viatique. Le 3, il a remis à ma mère la clef de son armoire, et ma mère l'a remise ensuite à moi. Il s'y fut trouvé environ 80£. Il est mort, le 4, à 7 heures du matin; d'une inflammation de poitrine et d'une oppression de la rate"

 

frères et soeurs :  
 

enfants : Jean Isaac, Jacques, Jean, Jean, Isabeau, Jeanne, Marguerite