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  père : Amédée de Boysson mère : Marie Thérèse de Chaunac      
 

Max de Boysson

 

18 mars 1848 - 25 septembre 1888

 

Saint Cyr 1869

 

conjoint :

Sélima Bourjade

Sélima Bourjade

 

 
 

 

Max (Marie, René, Henri) de Boysson naquit à Toulouse le 18 mars 1848.

Il fit, avec plusieurs de ses frères, ses études au collège Ste Marie, à Toulouse. En octobre 1869, il entra, comme élève, à l'Ecole militaire de St Cyr. A peine avait-il passé un an à cette école que la guerre éclata avec l'Allemagne.
Le 14 août 1870, Max de Boysson fut nommé sous-lieutenant au 4ème Régiment de Chasseurs, servit à l'Armée du Rhin, combattit à Sedan et y fut fait prisonnier. Il put être échangé et s'enrôla à l'Armée du Nord. A la fin de la guerre, il passa au 11ème Régiment de Dragons à Montauban, où son frère Bernard était Chef d'Escadrons.

 

Max de Boysson avait épousé en 1874 Sélima Bourjade (1849-1888), fille du Général Jean Pierre Catherine Eulalie Bourjade, Commandeur de la Légion d'Honneur et de Louise Patron. Louise Patron était la nièce de son mari (fille de sa soeur). Cette union est expliquée par Victor Bourjade dans une note écrite le 1er novembre 1970 : "Une légende dit que le général l'aurait, dans sa jeunesse, laissé tomber [sur le sol], (petite enfant) et qu'elle en était devenue boiteuse. C'est dans le but de réparer sa maladresse, qu'une fois retraité, il l'épousa pour aider sa mère qui était chargée de nombreux enfants." C'aurait dû être un mariage blanc, mais un soir d'orage elle s'est réfugiée dans la chambre de son mari... et c'est ainsi qu'ils eurent une fille, Sélima, qui aimait ainsi se dire : Fille du tonnerre ! Les Bourjade sont connus dans les environs de Toulouse dès le début du XVIIe siècle. Le prénom de "Sélima" était une conséquence des relations de la famille Bourjade avec le Sultan Sélim, décédé en 1808. Elle fut intelligente, cultivée et fort spirituelle.

 

Le 10 juillet 1875, Max fut nommé lieutenant au 11e régiment. Le 14 juin 1881, promu capitaine au 20ème Régiment de Dragons, il rejoignit ce régiment qui tenait garnison à Limoges, et y resta six ans. Ne craignant pas d'affirmer ses convictions religieuses (ce qui, dans le contexte politique de l'époque, était mal vu dans l'Armée et les différents corps de l'Etat), et, sa charité le portant à secourir les pauvres, il fit partie de la Conférence de St-Vincent de Paul de cette ville. En 1887, Max de Boysson passa en Algérie, comme Capitaine Commandant au 5ème Régiment de Chasseurs d'Afrique, en garnison à Orléansville. Un an près, il y fut tué dans des circonstances tragiques.


Le dimanche, 23 septembre 1888, vers quatre heures de l'après-midi, le sous-officier, Arnold, qui remplissait depuis longtemps les fonctions de vaguemestre au 5ème Chasseurs d'Afrique, rentrait au quartier, après forces libations qui l'avaient mis dans un état peu convenable. Aussi, dès son arrivé, fut-il admonesté par le Maréchal des Logis Chef, qui lui reprocha son intempérance et sa mauvaise tenue. Répondant alors insolemment à son supérieur,il refusa de rentrer dans sa chambre. "Si vous ne rentrez pas immédiatement, lui dit le Maréchal des Logis chef, je fais prévenir le capitaine". Persuadé que le capitaine allait être prévenu, le vaguemestre rentra dans sa chambre. Le capitaine de Boysson informé, en effet, de ce qui se passait, vint quelques instant après. Aussitôt arrivé devant la chambre du sous-officier, le capitaine ouvrit la porte pour pénétrer, mais, à ce moment, une détonation retentit et Max de Boysson tombait frappé d'une balle au cou. Immédiatement deux autres balles étaient tirées sur le Maréchal des Logis chef, qui ne fut pas atteint.
Puis le meurtrier s'enferma et deux minutes plus tard, de nouvelles détonations se faisaient entendre: le meurtrier venait de se tuer de deux balles au côté droit et tombait foudroyé.
On estima qu'Arnold en voyant la porte s'ouvrir avait cru que c'était le Maréchal des Logis chef qui entrait.
La première parole de Max de Boysson, dès qu'il fut atteint, fut: "Amenez-moi un prêtre". Un jeune cavalier, qui connaissait les sentiments religieux de son capitaine, sauta sur un cheval, sans prendre le temps de le seller, et le prêtre arriva bientôt.
Le blessé était étendu au milieu de la cour du quartier, entouré de ses hommes. "Ecartez-vous un instant, mes enfants, leur dit-il, M.L'abbé, veuillez entendre ma confession". Et devant les cavaliers de son escadron, avec la foi simple et profonde qui avait été l'âme de toute sa vie, et, faisant de sa mort un acte suprême d'apostolat, il se confessa et reçut l'absolution de ses fautes. Puis, s'adressant à ses hommes: "Mes amis, leur dit-il, venez, je veux vous serrer la main à tous." Tous les cavaliers pleuraient.


Le capitaine fut, aussitôt après, transporté chez lui. La balle avait traversé la gorge; la paralysie gagnait les jambes, et une issue fatale était redoutée. A sa femme en larmes, il eut la force de sourire et de lui dire: "Ne pleurez pas, chère amie, et dites à A... que je lui pardonne".

La journée du lundi fut une lente agonie. De temps en temps, le capitaine de Boysson répétait au prêtre qui se tenait près de lui: "M. l'abbé, n'est- ce pas manquer de foi que d'être si tranquille, quand on va paraître devant Dieu ?" Le mardi, 25 septembre 1888, à deux heures du matin, Max de Boysson rendit le dernier soupir.

On trouve dans le n° d'octobre 1888 des Annales catholiques les précisions suivantes : " C'est dans ces sentiments qu'il a rendu son âme à son Créateur. Ses soldats ont aussitôt fait savoir à Mme de Boysson qu'ils n'enverraient pas de couronne parce qu'ils savaient être plus agréables à leur chef en réunissant leurs petites économies pour faire dire des messes pour le repos de son âme. Glorieux témoignage des exemples de foi et de vertu qu'il avait su donner à ses hommes pour leur inspirer de pareils sentiments, et c'est pour le coeur de tout véritable Français, un bonheur de penser qu'il y a beaucoup d'officiers de notre vaillante armée qui ont les mêmes sentiments et donnent les mêmes exemples."


Un service funèbre fut célébré à l'église d'Orléansville, le mercredi 26 septembre, à dix heures, et le corps fut transporté dans un local de l'hôpital militaire, transformé en chapelle ardente. Avant d' en franchir le seuil, le colonel de Girardin, commandant le 5ème Chasseurs d'Afrique, entouré des officiers de la garnison, des fonctionnaires et de la population civile, prononça, au milieu du plus profond recueillement, le discours suivant :

" Messieurs,
C'est avec une profonde émotion que je viens dire adieu à M. le Capitaine de Boysson, enlevé prématurément à notre affection.
Cet officier modèle appartenait à une famille essentiellement militaire, et c'est dans son sein qu'il a puisé les forts principes qui l'ont guidé pendant toute sa carrière.
Il avait été élevé à l'école du devoir, car huit de ses frères ont servi dans l'armée française et deux ont trouvé une mort glorieuse sur les champs de bataille pendant la guerre de 1870-1871.
Sorti de l'Ecole militaire de St Cyr en 1870, le Capitaine de Boysson fit la campagne de France à l'armée du Rhin, puis à l'armée du Nord. Partout, il se signala par de brillantes qualités militaires. Après la guerre, il continua à servir avec distinction et obtint rapidement les grades de lieutenant et de Capitaine. Puis, à la formation du 5 ème Chasseurs d'Afrique, brûlant de faire de nouveau campagne, il demanda et obtint l'honneur de venir en Algérie, et il ne cessa, alors, de se distinguer parmi nous par son zèle, son dévouement à ses subordonnés, son entrain; en un mot par toutes les qualités qui font le vrai chef et le vrai soldat. Et, messieurs, si une qualité était plus saillante chez lui et ressortait entre toutes dans sa généreuse nature, c'était sa bienveillance extrême, sa bonté à toute épreuve, son amour, si je puis m'exprimer ainsi, pour les braves soldats dont la direction lui était confiée. Il vivait sans cesse au milieu d'eux, les dirigeait paternellement, les soutenait de ses bons conseils, était en un mot un chef ferme, aimé et regretté de tous.
Aussi, lorsque la mort est venue si cruellement s'abattre sur lui, l'émotion a-t-elle été profonde parmi nous tous: ses chefs, ses camarades et ses subordonnés. Et cette émotion profonde, il fallait, pour s'en rendre exactement compte, voir défiler, comme moi, hier, devant son lit mortuaire, ces braves sous-officiers, brigadiers et chasseurs, qui venaient, tout en larmes, contempler une dernière fois le chef si aimé et si respecté qu'ils avaient à jamais perdu.
Oui, mon cher ami, votre souvenir restera sacré parmi nous, car vous nous avez donné, pendant votre vie, l'exemple de toutes les vertus militaires, et vous y avez ajouté, avant de nous quitter, celui de cruelles souffrances et d'une mort héroïquement supportées. Et si l'un de nous était digne de la mort glorieuse du champ de bataille, c'était, certes, bien certainement vous. Mais Dieu en a décidé autrement.
Adieu donc, au nom de votre chère femme si douloureusement frappée, qui vous a soigné avec tant de dévouement, - car vous étiez tout pour elle - et qui fut aussi attachée aux devoirs sacrés de la famille qu'à ceux de votre profession.

Adieu, au nom de toute votre famille, au nom de vos frères, auxquels l'éloignement n'a pas encore permis d'arriver et qui auront la douleur de n' avoir pu assister à vos derniers moments.
Adieu, en particulier, au nom de votre frère, le colonel du 8ème Dragons, qui vous aimait tant et qui vous avait si bien guidé dans la noble carrière que vous aviez embrassée.

Adieu, au nom du Régiment tout entier et de Messieurs les officiers de la garnison d'Orléansville.
Je ne voudrais pas clore cette douloureuse cérémonie, sans remercier, M. le sous-préfet, Messieurs les membres de la municipalité, du tribunal et des diverses administrations, ainsi que la population d'Orléansville, qui vous donnent une fois de plus, ici, devant ce cercueil d'un soldat, la preuve de leur grande sympathie pour l'armée".

 

Le corps fut transporté en France pour y être inhumé dans le caveau de famille, à Doyssac, du canton de Belvès, en Périgord.
Au milieu d'une nombreuse affluence, en présence d'une importante délégation des officiers de la garnison de Limoges et devant les membres de la famille, M. le curé de Doyssac s'exprima ainsi:


"Mes frères,
La vie, vous le savez, est une alternative de joies et de peines, de peines surtout. "L'homme né de la femme, disent nos Saints Livres, vit peu de temps, et encore ce temps est rempli de douleurs." Or, parmi ces douleurs, il en est parfois de bien dures, de bien amères, qui, comme un glaive, percent le coeur et semblent suspendre en nous la vie. Telle est la douleur éprouvée par la grande famille que nous avons le bonheur de posséder au milieu de nous, à la nouvelle de la mort de leur bien aimé frère, M. Marie, René, Henri, Max de Boysson, Capitaine au 5 ème Régiment de Chasseurs d'Afrique.
Afin donc d'adoucir cette légitime douleur et aussi de rendre hommage à la mémoire de cet enfant du pays, j'ai cru ne pouvoir mieux faire que de vous le montrer sous le double aspect: comme soldat et comme chrétien.
Et d'abord comme soldat:
Soldat! certes, il l'était, et dans toute l'acceptation du mot. Il l'était par vocation, c'est-à-dire par goût, par attrait, il l'était aussi par l'exercice déjà long de sa profession.
Il débuta, en effet, comme sous-lieutenant, en 1870, pendant cette affreuse guerre dont le souvenir, hélas! est encore si présent à notre esprit.
A côté d'un de ses frères, il assista, auprès de Sedan, à une série de combats meurtriers, et lorsque notre brave armée tomba au pouvoir de l'ennemi, il prit le chemin de l'exil.
Interné en Belgique avec quelques-uns de ses compagnons d'armes, il profita de ses relations de famille pour se faire échanger et rentrer en France.
A peine de retour, n'écoutant que son patriotisme, il courut à l'armée du Nord et se fit enrôler sous les ordres du Général Faidherbe. De nouveau, il prit part à de nombreux combats. Déjà deux de ses frères étaient morts glorieusement sur les champs de bataille. Qu'il eut été heureux, lui aussi, s'il avait pu prévoir la triste fin qui lui était réservée; qu'il eut été heureux, dis-je, de mêler son sang à celui de ses frères pour une si noble cause! Mais il ne put que combattre vaillamment pour elle et faire ainsi tout son devoir.
Nommé lieutenant à la fin de la guerre, il ne conserva pas, après la révision des grades, celui-ci, pourtant si légitimement acquis; ce ne fut qu'ensuite qu'il lui fut rendu. Il séjourna à Montauban. Là, comme plus tard à Limoges, avec le grade de capitaine, il se fit remarquer par son respect et sa soumission à l'égard de ses supérieurs, et puis par sa fermeté sans doute, mais surtout par sa douceur et sa bonté à l'égard de ses subordonnés .
Vous dire combien il était aimé de ces derniers, eux-mêmes, bien mieux que moi, vont en témoigner:
"M. Max de Boysson, écrivait l'un d'eux, a la sympathie de tout le régiment; il fait vraiment bon être sous ses ordres".
"Notre capitaine, écrivait un autre, nous traite absolument comme ses enfants; aussi, nous l'aimons comme un père".
Après la catastrophe, l'affection pour Max ne se traduit plus seulement par des paroles, mais par des larmes. "Nous pleurons tous à Orléansville", a dit le jeune homme qui l'a accompagné jusqu'ici et qui, depuis lors, monte la garde auprès de sa dépouille mortelle; ces couronnes sont l'emblême de notre profonde douleur". A Limoges, d'où nous est venue une si brillante délégation (14 officiers supérieurs), l'émotion a été la même; ici, elle a éclaté en sanglots...
Ainsi donc, M .Max de Boysson était vraiment soldat.
De plus, il était chrétien.
Il était chrétien non seulement de nom, mais de fait. Dès son plus jeune âge, il avait sucé, pour ainsi dire, avec le lait les principes de notre sainte religion. Plus tard, sous la direction d'habiles maîtres, ces principes s'étaient fortifiés en lui, et durant toute sa vie, dans la bonne comme dans la mauvaise fortune, ils ont fait sa joie et sa consolation.
Oui, M.Max de Boysson était chrétien. Il l'a montré surtout à ses derniers moments. Blessé à mort par une balle qui ne lui était point destinée, sa première parole a été pour appeler un prêtre.
Peu après le prêtre arrivé, il lui a fait publiquement l'aveu de ses fautes, a demandé le Saint Viatique et a eu le bonheur de le recevoir, ainsi que les Saintes Onctions. Ensuite, il a consolé son épouse bien aimée, lui a parlé de son père et de sa mère qu'il allait revoir au Ciel, de ses frères et de ses soeurs qu'il affectionnait si tendrement; puis, s' adressant à ses soldats, il leur a vivement recommandé d'être des hommes et des chrétiens, et devant eux, a pardonné à plusieurs reprises à son meurtrier; enfin, après quelques heures d'agonie, il s'est endormi pieusement dans le Seigneur.
C'est bien là, mes frères, la mort des justes, mort précieuse devant Dieu:" pretiona in conspectu Domini mors sanctorum ejus"

Quelle source de consolation, par conséquent, pour son épouse infortunée et pour sa famille, en ce moment au comble de la douleur!
Et maintenant, cher ami, à vous mes dernières paroles. Vous méritiez assurément un meilleur sort; vous méritiez de vivre encore de longs jours pour les vôtres, pour vos nombreux amis, pour l'église et pour la France, ces deux grandes nobles causes qui ont constamment fait battre votre coeur.
Le bon Dieu, qui est le maître, en a décidé autrement, et ses desseins sont impénétrables.
Dans un instant, vous allez descendre dans la tombe, vous allez prendre rang à côté des êtres qui, ici bas, vous étaient si chers: de votre bon père, de votre sainte mère, naguère encore si fière de vous, tant la dignité de votre vie et l'élévation de vos sentiments rappelaient, chaque jour, avec quelle fidélité vous aviez gardé les nobles traditions d'honneur qu'ils vous avaient transmises.
Mais, s'il ne sera plus donné à ceux dont vous avez conquis l'estime et l'affection, de vous retrouver au milieu d'eux, votre souvenir vivra toujours dans leurs coeurs, pour les réconforter dans ces temps de défaillance morale et leur indiquer à la trace lumineuse de vos exemples, le seul chemin qui conduit à la vraie gloire du temps comme à celle de l'éternité" .

Etat des services de Max de Boysson (cavalerie)

S/Lieutenant 4ème chasseurs   1870-
S/Lieutenant 11ème dragons    
Lieutenant 11ème dragons   1875-1880
Capitaine 20ème dragons Limoges 1881-1887
Capitaine 5ème chasseurs Orléansville (Algérie) 1888

 

Restée sans enfant (le bébé qu'elle attendait au moment de la mort de son mari n' ayant pu survivre), Sélima ne se remaria pas. Elle se retira tout d'abord à Cénac où elle fit construire le "Castelet" à côté du Tohu Bohu où habitait alors son beau frère Richard de Boysson. Elle se consacra pendant quelques années à sa filleule, Madeleine Dartencet, religieuse de la Présentation à Paris. Puis elle vendit sa propriété et entreprit de nombreux voyages à l'étranger. Après un long séjour à Paris, elle se retira en 1924 chez les religieuses de Montech près de Montauban et s'y éteignit à l'âge de 75 ans, le 30 décembre 1935, en laissant ce qu'elle possédait à Rose Bourjade, sa nièce, qui vivait alors à Orthez.

D'après Victor Bourjade : "Elle avait trop de sang Bourjade, car elle n'a pas été fidèle à son mari et après 2 ans d'un veuvage en Périgord elle a commencé à courir les aventures galantes et a fricoté une grosse fortune!".


 

frères et soeurs

Bernard

Louise

Richard

Paul

René

Maurice

Yolande

Henri

Albert

 

Louis

Xavier

Jean

Suzanne

Marie-Thérèse

Vincent

(Charles ?)