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La Boissonie
 
 

 

 

     
 
 
     
 
Détail de la porte du pigeonnier et inscription "1676"

 

Marie-anne de Lavernhe, lors de son mariage avec Isaac de Boysson, en 1736, apportait en dot le domaine de Mas-des-Peyres et celui des Granges, situé dans un bois de chêne, à 1 km à l'est du village de Gindou. Le premier fut bientôt dénommé Mas-de-Boysson. Il fut vendu et retrouva alors son nom primitif. Il semble que Les Granges devinrent La Boissonie à partir de 1748, laquelle demeura dans la famille jusqu'en 1826, un temps suffisant pour conserver sa nouvelle appellation.

Les bâtiments portent de nombreuses dates et inscriptions. Sur la rampe de l'escalier extérieur, on pouvait lire "massacre de la Saint Barthélémy, 24 août 1572". Cette inscription pouvait dater de la période 1580-1588, pendant laquelle Gindou fut aux mains des Huguenots. Les pierres de remploi marquées IHS 1594 et AM 1607 témoignent d'une remise en possession catholique. La pierre sculptée du pigeonnier, datée 1676, semble être aussi un remploi. Enfin les dates 1759 - 1767 sur le chai et le porche portent indéniablement la marque de notre aïeul Isaac. Celui-ci s'était en effet attaché à développer la culture de la vigne dans cette propriété. Il céda le domaine à Bernard en 1770.

Celui-ci venait souvent, depuis Cahors, à la Boissonie, inspecter ses terres, mais n'en fit qu'une résidence occasionnelle. Jacquette y séjourna un mois, en août 1776, pendant que son mari plaidait à Toulouse. Très pieuse, elle fut désignée comme marraine de la cloche à Gindou.

Les enfants venaient régulièrement participer aux vendanges, C'est sans nul doute à la Boissonie qu'Achille acquit les talents de vigneron dont il fit preuve par la suite à Doyssac.

Au partage ne 1817, la propriété échut à Françoise de Ginibert, née Boysson. Elle fut vendue en 1826 à une famille Soulié qui la conserva jusqu'en 1945.

M. Bargues, dont la famille est implantée depuis siècle au domaine voisin d'Aillot a acquis la Boissonie en 1955. Il a magnifiquement restauré la propriété et a , seul, maintenu la culture de la vigne dans la région.